close
#Innovations

Avec Neuralink, Elon Musk flirte sans gêne avec le transhumanisme

France Cadet©

Après avoir développé des solutions pour améliorer le voyage spatial (SpaceX), les trains à grande vitesse (Hyperloop) et le parc automobile (Tesla), Elon Musk s’intéresse maintenant au cerveau humain et à sa capacité de connectivité avec Neuralink.

Le Wall Street Journal rapporte qu’une nouveau fleuron à la couronne du fondateur de PayPal a été ajouté l’été dernier sous la forme de Neuralink, une entreprise chargée de parvenir à synergiser le cerveau humain aux ordinateurs. Jusqu’ici, aucune annonce officielle n’a encore diffusée de la part de Musk ou de son équipe, mais le sujet avait déjà été évoqué lors d’un entretien avec les journalistes du site Recode

Elon Musk parle avec enthousiasme d’une « troisième couche numérique » qui s’ajouterait au système limbique et au cortex afin de fonctionner en parfaite symbiose avec le cerveau. Cette couche, il l’appelle le « neural lace« , concept inspiré par l’écrivain de science-fiction écossais Iain Menzies Banks. Cet ajout deviendrait une interface cérébrale directe sous forme d’un maillage très fin relié au système vasculaire cérébral qui alimente les neurones. A cette fin, Neuralink a déjà engagé une ribambelle de spécialistes et de scientifiques experts en électrodes souples et du fonctionnement du cerveau.

C’est l’évolution logique de la pensée d’Elon Musk, puisque selon lui, nous sommes déjà partiellement des cyborgs, considérant le fait qu’une partie de nous-mêmes est déjà projetée sous forme numérique par le biais d’internet, l’informatique ou les différents objets connectés, ces différents medias nous conférant des capacités déjà au-delà des capacités humaines normales. Là où le bât blesse, c’est que la limite de l’interaction Homme-machine se trouve au niveau de l’interface entrée/sortie, c’est à dire notre habileté et notre capacité d’émettre et de recevoir de grands volumes d’informations à l’image d’un ordinateur très puissant mais muni d’une connexion faible et d’un disque dur lent. Neuralink sera là pour débrider en quelque sorte notre cerveau et nous mettre en prise directe avec la machine, sans limitations.

Avec Neuralink, Elon Musk flirte sans gêne avec le transhumanisme Neuralink actu geek
Trinity & Neo dans la Matrice, un parfait exemple de connexion et d’interface neurale // The Matrix©

D’aucun pense que ce serait le moyen que l’humain aurait de ne pas se faire dépasser par les progrès fulgurants accomplis dans le développement de l’intelligence artificielle e n développant de manière quasiment infinie nos capacités intellectuelles, et ce, à volonté. Cela nous permettrait également de sauvegarder nos pensées, nos idées, notre mémoire, et à terme, certainement de travailler en véritable collectif à la vitesse de la pensée. D’autres GAFA ou NATU comme Google se penchent d’ailleurs déjà sur le concept.

Il est évident que ce genre d’idée s’inscrit dans une approche à très long terme de l’aboutissement d’une telle technologie, donc nous n’en sommes pas encore là, mais Neuralink sera tout de même développé dans un premier temps sous forme d’interface neuronale médicale afin de soulager les malades souffrant d’épilepsie ou de dépression.

Avec Neuralink, Elon Musk flirte sans gêne avec le transhumanisme Neuralink actu geek
Sean Young et son personnage Rachel, cyborg malgré elle // Blade Runner©

La cybernétisation de l’humain rêvée et écrite par William Gibson, ou Philip K. Dick n’est donc pas pour demain, mais j’ose espérer vivre assez vieux pour en voir les premières applications sérieuses. En pleine actualité de la sortie du remake de Ghost In The Shell, il faut reconnaître qu’il y a tout de même de quoi s’emballer quelque peu.

Source : Wall Street Journal

Commentaires
Tags : #newscyborgsfeaturedtranshumanism

GET YOUR EMAIL UPDATES

We send out our lovely email newsletter with useful tips and techniques, recent articles and upcoming events. Thousands of readers have signed up already. Get a free WordPress eBook now.
Email address