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Uber tente de se racheter une conduite

Uber va faire un don de 5 millions de dollars à des associations de prévention du harcèlement sexuel et des violences domestiques. Est-ce vraiment pour une bonne cause ou plutôt pour redorer le blason de la firme ? 

Le travail de longue haleine d’Uber visant à changer son mode de fonctionnement interne après les frasques de son fondateur, Travis Kalanick, et les diverses plaintes pour harcèlement (sexuels ou pas) dont Uber a été la cible continue. La société de ridesharing a promis d’investir 5 millions de dollars sur une période de 5 ans dans des organisations de prévention des violences domestiques et du harcèlement sexuel. La première vague de dons concerne les associations comme « A Call to Men« , « The National Network to End Domestic Violence » et « No More« , avec un objectif supplémentaire visant à combattre les inégalités notables de financement et d’investissement dans les communautés marginalisées.

Il est évidemment très tentant d’associer cette initiative à un coup de poker façon relations publiques. Uber conserve depuis longtemps une réputation sexiste en interne, mise en exergue par les actes de certains chauffeurs allant du harcèlement au viol, et ceci pourrait évidemment donner un coup de pouce à l’image plus qu’écornée d’Uber. Le timing pourrait également mettre la puce à l’oreille puisque le scandale Weinstein avec son lot de dénonciations bat son plein, et donc cette action pourrait enfin démontrer au grand public qu’Uber change sa politique et ne demeurera plus sourd et aveugle sur ce sujet.

Uber tente de se racheter une conduite  actu geek

Sans malice, on pourrait aussi considérer qu’Uber poursuit sa politique de gestion et de communication réparatrice, spécialement depuis que le fondateur et ancien CEO Travis Kalanick a démissionné de son poste à la demande du conseil d’administration de l’entreprise. Depuis cet épisode, Uber a multiplié les initiatives tangibles touchant à ces problématiques, comme des stages de prise de conscience pour ses cadres et ses représentants du service clientèle, ainsi que l’engagement de personnes spécifiques afin de combattre la mentalité toxique développée depuis sa fondation.

Les années précédentes, ce type d’engagement aurait certainement paru particulièrement malhonnête de la part d’Uber, au mieux. A l’heure actuelle, cela reflète peut-être une réelle volonté de changement, même s’il y a toujours beaucoup de boulot à accomplir

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